Comment faut-il faire pour investir dans une action au cours d’une introduction en bourse ?

Depuis toujours, de nombreux citoyens français restent sur leur garde lorsqu’ils entendent parler de placements boursiers. Cependant, ils demeurent beaucoup moins prudents face à l’introduction en bourse de la FDJ (Française des jeux). Plus de 30% estiment être ouverts à la participation à cette opération en cours d’exécution. Nous vous invitons à découvrir dans la suite de ce contenu, tout ce qu’il faut pour prendre part à une introduction en bourse et plein d’autres détails.

Que faut-il véritablement savoir de l’introduction en bourse de la FDJ ?

De façon globale, seulement 1 Français sur 5 serait prêt à investir sur le marché boursier d’après un sondage effectué par Odoxa et LinXea pour « Les Echos » en mars.

En revanche, dans la même foulée, plus de 30% des Français estiment être aptes à souscrire des actions de la FDJ. La FDJ est en effet en situation de monopole en France en matière de jeux de loterie et de grattage.

Avec un recouvrement médiatique très étendu, l’introduction en bourse de la Française des jeux a été mémorable.

Au lieu de mettre leur argent sur les grilles de loto, certaines personnes qui épargnent et qui ne sont même pas adeptes de la bourse ont la possibilité de s’y mettre en investissant en action de la FDJ.

Quelles sont les démarches nécessaires à faire avant de vous lancer dans une introduction en bourse ?

En effet, les actions ne sont pas comme des produits que l’on vous donne en échange d’un reçu. Il faut que vous ayez en votre possession un support de placement convenable.

Le support de placement peut par exemple être un compte titre ordinaire ou un compte fiscalement avantagé dénommé plan d’épargne en action.

Le plan d’épargne en action lorsqu’il se situe dans la limite de 150 000 euros investis, vous offre la possibilité d’esquiver l’impôt sur les plus-values, et ce, avec un abattement progressif pendant 8 ans.

Après cette période, vous ne devez plus payer un seul centime pour l’impôt. Le seul prélèvement qui sera fait est celui des prélèvements sociaux. Par ailleurs, l’unique critère qu’il faut respecter pour profiter de cette offre est que le siège des entreprises dont vous détenez les actions soit au sein de l’Union européenne.

Comme vous le savez déjà, le siège de la FDJ est situé en plein cœur de l’Union européenne.

Il est aussi important de souligner que même dans un compte titre ordinaire, la fiscalité sur les actions est beaucoup moins élevée qu’elle ne l’était auparavant avec un prélèvement dérisoire de 30% sur les plus-values.

L’ouverture d’un compte titre ou d’un plan d’épargne en action n’est pas du tout compliquée. Le processus est d’une simplicité sans précédent. Cependant, pour ce faire, vous allez devoir prendre votre temps pour remplir un dossier d’ouverture auprès de votre assureur, de votre courtier en ligne ou de votre banque. 

Après avoir fait cela, la seule chose à faire par la suite est de procéder au transfert des fonds qui correspondent au montant de votre investissement dans votre compte.

Faut-il prévoir le paiement de certains frais ?

Eh bien, la réponse à cette question est oui. Vous devez prévoir le paiement de certains frais, car il existe des chances que votre banque ou votre établissement financier exige des droits de garde afin de compenser les frais de tenue de compte et de conservation des actions.

Lorsqu’ils sont fixés en toute liberté, les frais peuvent être répartis de plusieurs façons. Cela peut être un pourcentage de la valeur de votre portefeuille, un forfait mensuel ou annuel ou même un coût par ligne de titres.

Il est important de porter une attention particulière à ce critère puisque cela peut être évalué à plusieurs dizaines d’euros au bout de chaque année. Les personnes possédant un portefeuille bien rempli ne sentiront quasiment rien alors que pour un PEA qui compte seulement quelques actions, cela peut endommager le rendement de ses dividendes.

Toutefois, lorsque vous vous passez des réseaux physiques, de nombreux prestataires surtout les courtiers en ligne vous facturent des frais bon marché. Certains vont même jusqu’à vous offrir les frais de tenue de compte et les droits de garde. Cette concurrence entraîne une minimisation des frais de détention des actions.

Néanmoins, la vente ainsi que l’achat de titres entraînent des frais appelés frais de courtage. En règle générale, les frais de courtage représentent une part du montant vendu ou acquis.

Par contre, l’achat des actions en direct vous protège des droits d’entrée qui entrent dans la caisse de l’établissement financier.

Combien valent les actions ?

En effet, il existe certaines introductions en bourse qui se font à des prix fixes. Il est vrai qu’il s’agit d’un cas de figure rare. Toutefois, dans cette configuration où le prix unitaire de l’action est déjà connu, vous souscrivez en étant bien conscient des risques que vous encourez.

La majeure partie du temps, les introductions en bourse se font dans un concept d’offre à prix ouvert. L’offre à prix ouvert est une situation dans laquelle, celui qui émet les titres, détermine l’intervalle dans lequel doit être située sa valeur.

C’est pour l’offre à prix ouvert que la Française des jeux a opté. C’est une stratégie qui permet à l’entreprise d’avoir plus d’agilité afin d’ajuster son prix. Pour motif de précaution, il est recommandé de faire votre calcul de manière à retenir le plafond qui a été fixé.

Peut-on faire marche arrière après l’introduction en bourse ?

Vous avez la possibilité de procéder à l’annulation de vos ordres passés jusqu’à la clôture de l’offre sur internet. Par contre, lorsqu’il s’agit des offres physiques communiquées au guichet de votre établissement financier, faire machine arrière s’avère un peu plus difficile.

Quels sont les droits que vous avez lorsque vous êtes actionnaire ?

Lorsque vous êtes actionnaire d’une entreprise, vous êtes d’une manière ou d’une autre propriétaire d’une partie de la société. Vous avez ainsi le droit de voter au cours des assemblées générales.

Vous avez aussi le droit de recevoir votre dividende en cas de réussite. Par contre, si les affaires ne tournent pas comme prévu et que les choses se détériorent de mal en pire, vous serez les derniers dont on se souviendra puisqu’en cas de liquidation, les actionnaires sont au dernier rang.

En d’autres termes plus précis, les actionnaires ne reçoivent le reste que lorsque les salariés, les créanciers ont pris leur part. Avec la Française des jeux, il n’y a aucun risque que vous vous retrouviez dans cette posture. Vous en sortirez à tous les coups gagnants.

Cependant, il existe bel et bien des risques qu’une entreprise en bourse disparaisse d’un coup. Si c’est le cas, les seules choses qui vous restent sont vos yeux pour verser quelques larmes.

À titre d’exemple, vous pouvez vous référer au cas de Cellnovo qui a perdu près de 31,6 millions d’euros après son entrée en bourse.

L’introduction en bourse est-elle vraiment avantageuse ?

À cette question, il n’y a pas une réponse fixe. Nous ne pouvons simplement pas répondre par oui ou par non, car tout un nombre de critères entre en ligne de compte.

En premier lieu, il faut dire que le premier facteur déterminant est la situation patrimoniale. Il est donc recommandé d’investir seulement une partie de votre patrimoine dans cette affaire, tout en ayant la garantie de maintenir indemne l’épargne que vous avez prévue pour faire face aux divers multiples imprévus de la nature.

Vous devez aussi faire un effort de minimisation des risques et cela implique d’investir sur des actifs avec le moins de corrélation possible. Vous devez aussi vérifier s’il n’y a pas une autre occasion de placement qui correspond beaucoup plus à vos attentes.

En dernière position, il va falloir réaliser un véritable travail afin de vous faire votre propre idée de l’estimation de la valeur de l’entreprise. Pour ce faire, il est primordial d’avoir des connaissances bien bâties en termes de finance et de fouiller le document d’introduction qui vous a été donné par l’entreprise de fond en comble.

Il est évident qu’il y a beaucoup d’avis qui font écho sur une opération d’une si grande ampleur telle que l’entrée en bourse de la Française des jeux. Cependant, vous devez garder à l’esprit que ceux qui vous donnent des conseils ne veulent pas vous payer. Prendre la résolution d’investir dans une entreprise vous concerne personnellement et vous devez en assumer pleinement les retombées.

Faire certaines investigations pour évaluer votre aversion au risque peut aussi être efficace. En règle générale, le cours d’un titre est en constante variation et vous devez vous attendre à un moment ou à un autre à une chute. C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons de vous fixer à la base un niveau de perte donné. Dès que celui-ci est atteint, veillez à couper la position.

Que faut-il faire lorsque la période de souscription est atteinte ?

Lorsque la période de souscription est clôturée, ce n’est absolument pas impossible de vous lancer, car le concept même du marché boursier est de mettre en confrontation les ordres des acheteurs et des vendeurs afin de mettre en place un cours en continu.

Ainsi, même lorsque vous n’arrivez pas sur le marché dès l’ouverture, vous avez la possibilité de vous procurer des titres au prix du marché. Sur le plan fiscal, il faut dire qu’il n’existe véritablement pas de différence entre les titres que vous achetez dès l’introduction en bourse et ceux que vous achetez plus tard.

En revanche, avec la FDJ, le principal atout mis en avant est la décote de 2% qui va être proposée aux particuliers comparativement au prix auquel les institutionnels l’achèteront.

Au fil du temps, il se peut que le cours grimpe et il peut aussi chuter au-delà des 2%. Tout est possible sur le marché boursier, ce n’est qu’une question de fraction de seconde.

Quels sont les avantages et les inconvénients d’une introduction en bourse ?

Il existe de nombreux motifs qui poussent les entreprises à s’introduire en bourse. Parmi celles-ci, on peut citer la levée des capitaux propres qui va favoriser le développement de cette dernière, l’acquisition de la notoriété, la diminution du coût du capital, la facilitation du financement des futures acquisitions en offrant la possibilité de vous les procurer en action, etc.

L’introduction en bourse possède évidemment ses côtés obscurs. Notons au premier abord les coûts juridiques, de marketing et comptables significatifs lors de l’introduction en bourse ainsi qu’après l’introduction.

S’ensuit le devoir de révéler au public les données commerciales et financières de l’entreprise. L’introduction en bourse nécessite aussi la consécration d’assez de temps et d’effort, notamment pour le management.

Il y a aussi des risques que les fonds levés soient beaucoup plus bas que les objectifs préalablement fixés.

Quels sont les divers types d’introduction en bourse existants ?

Les introductions en bourse sont suivies par un prestataire de services d’investissement qui doit s’assurer que le type d’investissement choisi est compatible avec l’état du marché, les critères de l’entreprise et les règles établies par les pouvoirs de marché.

Il existe ainsi l’offre à prix ouvert, l’offre à prix ferme, l’offre à prix minimal et la cotation directe.

Dans le cas de l’offre à prix ouvert, la firme fait recours à un syndicat bancaire dont chaque membre assure le placement d’une capacité d’actions donnée. Le prix est ainsi fixé selon la demande et doit être compris dans un intervalle.

En ce qui concerne l’offre à prix ferme, le prix de l’action est déjà défini avant l’introduction en bourse. La quantité d’actions qui sera émise est fonction de la demande et de l’offre des investisseurs institutionnels et particuliers.

L’offre à prix minimal quant à elle, est assimilée la plupart du temps à un système de vente aux enchères. De base, le prix de vente des actions est dérisoire et peut grimper au fil du temps.

La cotation directe, bien que rare, oblige l’entreprise à définir en même temps le nombre de titres à mettre sur le marché et le prix auquel il sera vendu.