Comment Fonctionne la cotation en Bourse ?

Il est possible à tout type d’entreprise de s’introduire en bourse. Pour ce faire, elles doivent mettre en jeu une partie de leur capital. Ceci servira soit à céder des actions existantes provenant des anciens actionnaires, soit à créer une offre d’actions nouvelles pour accroître le capital de la société. Cependant, plusieurs sociétés ne savent pas comment s’y prendre pour s’introduire en bourse. En effet, il existe plusieurs types de procédures que peut suivre une société pour être cotée en Bourse. Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne l’introduction en Bourse d’une société.

Introduction en Bourse : quels types de procédures suivre ?

Pour être cotée en Bourse, une société dispose d’une panoplie de solutions. Voici quelques alternatives qui s’offrent à elle :

  •       L’offre à prix ferme

L’accès en Bourse d’une entreprise à travers l’offre à prix ferme a pour but la fixation d’un prix unique de vente des titres émis. Ceci étant, les offres d’achat ne peuvent être effectuées qu’avec ce prix de vente.

Comme illustration, prenons une société quelconque X qui s’introduit en Bourse avec une offre à prix unique et met à la disposition des investisseurs des actions de 10 euros par action et uniquement à ce prix. Dans ce cas, l’investisseur X émet un ordre d’achat de 100 actions dont l’unité vaut 10 euros.

Cependant, toutes les actions demandées n’ont pas la certitude d’être acquises. En effet, elles vont être fonction du taux de service représentant le taux dont on se sert pour distribuer l’offre en se basant sur la demande. Avec un taux de service de 35 %, l’investisseur bénéficiera de 35 actions valant 10 euros chacune.

  •       Ce qu’il faut comprendre de l’offre à prix minimal

Cette offre est constituée d’un cours minimum qui est exigé pour la vente des actions. Cependant, ce type d’offre n’accepte que les ordres à cours limités. Il faut juste que ces cours aient une valeur raisonnable par rapport au prix de l’offre.

Il s’agit des offres qui n’ont de valeur que le jour où la société s’introduit en Bourse. Une fois, toutes les offres reçues, le premier cours émis équivaut à la limite inférieure de la précédente tranche d’ordres servis.

Comme illustration, prenons une société Y quelconque qui s’introduit en Bourse avec une offre à prix minimal et propose comme offre aux investisseurs des actions ayant un prix minimum de 15 euros. Dans ce cas, l’investisseur Y a opté pour une fixation d’un prix par rapport auquel il évalue l’action. Il peut par exemple émettre une offre d’achat de 100 actions dont l’unité est à 22 euros.

Dès lors que tous les ordres sont reçus, on établit des classes de prix en fonction des quantités et prix sollicités, de 15 euros à 20 euros, de 20 euros à 25 euros, de 25 euros à 30 euros, ainsi de suite. De plus, on procède par classe de prix, à un calcul du taux de service en fonction des quantités. Si la majeure partie des quantités sollicitées se trouve dans la tranche de 20 euros à 25 euros, le taux de service sera alors le plus élevé, par exemple 30 %. L’investisseur Y bénéficie des actions au prix sollicité, et ceci avec un taux de service appliqué à sa tranche, soit 30 euros à 22 euros.

  •       Ce qu’il faut comprendre de l’offre à prix ouvert (OPO)

L’offre à prix ouvert revient à donner un intervalle de prix, à l’intérieur duquel le prix final sera déterminé au moment opportun en fonction des ordres d’achat et de la quantité de titres disponibles.

Dès lors que tous les ordres sont réceptionnés, il sera servi uniquement les ordres dont les prix sont supérieurs ou égaux au prix final. Et ceci s’effectuera selon un taux de service calculé.

En émettant un ordre d’achat ayant un prix élevé dans l’intervalle proposé, la demande est alors réduite. Ce qui permet d’avoir un taux de service très important pour son ordre.

Rappelons toutefois que beaucoup d’entreprises font recours à cette offre à prix ouvert.

Comme illustration, prenons une société Z qui s’introduit en Bourse avec une offre à prix ouvert et qui propose aux investisseurs d’avoir ses actions à un prix situé en 15 euros et 20 euros. Dans ce cas, l’investisseur Z émet un ordre de 100 actions dont l’unité vaut 18 euros, limite de prix auquel il est disponible à acquérir les actions Z.

Le prix final de l’action est obtenu en fonction des quantités et du prix sollicité par tous les investisseurs. Le prix de l’action Z est fixé à 17 euros et le taux de service à 50 %. L’investisseur Z acquiert donc 50 actions à 17 euros.

  •       La cotation directe

C’est une procédure un peu similaire à l’offre de prix minimal. Ce qui diffère entre les deux procédures est que dans le cas de la cotation directe, tous types d’ordres d’achat sont validés. La société fixe donc une limite de prix minimum puis le prix définitif est le prix permettant d’échanger le plus d’actions. Cependant, une nouvelle procédure sera déclenchée si le prix est supérieur à 10 % du prix minimum.

Pour illustration, une société W qui est cotée en Bourse par une cotation directe et qui donne un prix minimum de 20 euros pour bénéficier de ses actions permet aux investisseurs W de donner un ordre d’achat de 100 actions à 22 euros.

Le prix définitif est le prix qui octroie la possibilité de négocier le maximum d’actions. Dans le cas présent, ce prix est de 21 euros. Le taux de service s’élève à 45 % et l’investisseur W se verra bénéficier de 45 actions d’une valeur de 21 euros.

  •       Ce qu’il faut retenir du placement garanti

C’est une procédure qui concerne les investisseurs institutionnels. Le prix affecté aux actions se retrouve au-dessus ou à égalité de celui de l’offre à prix ferme.

 Les clauses de réallocations

Dans cette procédure, il est possible d’enclencher deux clauses. Nous avons :

  •       La clause de rallonge

Dans le cas où une société après son introduction en bourse obtient une demande assez importante de la part des investisseurs, elle sera capable de hausser les quantités d’actions émises jusqu’à atteindre un pourcentage précis.

  •       La clause de reprise

C’est une clause avec laquelle il est possible de changer la composition des tranches de placement entre investisseurs. Elle permet de réduire la tranche initialement prévue aux investisseurs institutionnels pour accroître celle réservée aux particuliers, en cas de forte demande de la part de ces derniers.